Nous inaugurons cette nouvelle rubrique en vous présentant un cousin parisien qui nous a retrouvé grâce à notre site Internet. À la lecture de son parcours, vous verrez qu'il a un lien indiscutable avec une branche de la famille d'Émile Reynaud.
Malheureusement, à ce jour, malgré de nombreuses recherches, nous n'avons toujours pas réussi à trouver le "chaînon manquant" le reliant à l'arbre généalogique (voir la fin de l'article).

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Son parcours

Mon nom est Gérard Reynaud. Je suis né à Neuilly-sur-Seine (92) le 20 novembre 1952 et j'ai retrouvé les descendants d'Émile Reynaud grâce au site Internet de l'association.
J’ai ainsi eu le récent privilège de discuter avec Josette Oudart-Reynaud, une personne charmante de 90 ans (ce n’est pas un mystère, elle ne cache pas son âge) ! Elle est la petite-fille d’Émile Reynaud, l’inventeur du praxinoscope, j’allais dire l’inventeur du cinéma.
Étant enfant, je vivais au 52 rue Lafayette, qui est situé dans le 9ème arrondissement, à quelques centaines de mètres de l’atelier d’Émile Reynaud[1], et à quelques pas du musée Grévin.
Cet immeuble, construit en 1870,  a été acquis par mon grand-père (maternel) en 1924 ; mon autre  grand-père (paternel) y recevait souvent des invités, car un excellent restaurant  y existait, et y existe toujours…
Le hasard a voulu que leurs enfants se rencontrent, ne se marient pas, mais fassent un bébé : moi !
Tout le monde connaît la curiosité des enfants... Une grande pièce au 6ème étage était toujours fermée à clés ;  les rares fois où un autre objet devait y être entreposé, j’avais le droit d’y entrer, c’était pour moi la caverne d’Ali Baba : il y avait des compresseurs, des fioles, des photos sur verre, des boîtes en bois, des  appareils à remontoir, des valises et toutes ces choses qui passionnent les enfants. Malheureusement, un mot revenait chaque fois : NE PAS TOUCHER ! Dans mon enfance, j'ai toujours entendu parler d'un "bizarre bonhomme" de la famille qui fabriquait des horloges et des dessins animés !
Les années passant, cette pièce est toujours restée fermée, comme une dépendance de l’appartement où je vivais, se transformant en grenier parisien.
J’ai dû me séparer de cet immeuble après le décès de ma mère, et j’ai donc « vidé » cette fameuse pièce ; c’est là où j’ai découvert des praxinoscopes, des mallettes, de nombreux dessins sur bande, et 2 appareillages chromés,  dont un seul fonctionne parfaitement et qui était destiné à allumer une banderole lumineuse la nuit tombée, l’ancêtre de la publicité.
Pour être plus précis, j’ai donc retrouvé dans cette chambre en 2006, lors de l’ouverture pour le contrôle des peintures et du plomb :
- 1 praxinoscope jouet
- 1 valise de praxinoscope bordeaux
- 1 praxinoscope avec une boîte recouverte de toile verte
- 1 praxinoscope avec une boîte vernie, style acajou
- 1 praxinoscope à manivelle que j’ai réparé (la cordelette n’existait plus)
- 2 remontoirs de commande d’éclairage (tous les autres étaient des tas de rouille)
- Des miroirs que nous n’avons plus
- 1 grande boîte de bandes
J'ai aussi dans mes archives un titre de location où l'on voit bien que "C.E. Reynaud" a réglé un loyer en octobre 1908 au 52 rue Lafayette ; il y louait donc bien une pièce (au 6ème étage, numéro 8), où il avait entreposé du matériel.
J’ai également trouvé dans cette pièce un portrait : celui de Nicolas Reynaud, fait par  DELOT rue de l’Arbre Sec N°5 (tout proche de l'église Saint-Germain-L’Auxerrois ), non daté. Au dos, à l’encre noire, on peut lire : N Reynaud. D’après un ami expert, ce style de tableau et de cadre est d'époque XIXème siècle, vers 1800/1850. Il y avait également sa Légion d’Honneur, ainsi marquée : Napoléon Empereur des Français.
Bien évidemment, j’ai précieusement gardé toutes ces choses,  j’ai fait réaliser une vitrine où j’ai pu mettre les praxinoscopes, les bandes, et j’ai pu également acquérir le petit modèle d'affiche du spectacle du musée Grévin afin de compléter au mieux cet espace.
Mais revenons à notre siècle : nous avons fait une photo où la petite-fille et l'arrière-petite-fille d’Émile Reynaud m'entourent, devant le portrait de Nicolas Reynaud, un très bon moment !
Enfin, nous sommes en train de réaliser un moteur électromagnétique commandé par microprocesseur qui entraînera un praxinoscope SANS aucun CONTACT avec une simulation d’éclairage à la bougie avec  une diode LED luxéon et un oscillateur aléatoire...

A l'époque où Gérard nous écrit, le moteur est donc en cours de réalisation... et en septembre 2011, le moteur fonctionne ! Donnons à nouveau la parole à Gérard :

En voici le descriptif : Alimentation sur secteur par un petit bloc 9V
Aucune modification apportée au praxinoscope
Un moteur ultra plat se met entre le plateau et le support, aucun trou, aucune déformation, aucune colle !!!
Une fois branché, le démarrage se fait progressivement (réglable)
La vitesse est réglable
Une fois la vitesse atteinte, un microprocesseur piloté fige cette vitesse
Pas de bruit, pas de frottement

J’ai fait un seul prototype, le suivant est pour votre musée !
Je suis en train de dessiner les documents qui vont permettre à toutes les personnes intéressées de construire le moteur (plan électronique, liste des composants, circuit imprimé et programme).
Ce qui est très important, c'est qu'il n'y a AUCUNE modification mécanique, le moteur reposant entre l'axe tournant et la partie fixe (tige de métal), on peut le retirer en 2 secondes, sans modifier le praxinoscope qui reste une pièce de musée !

Vous serez moins étonné d'apprendre tout cela lorsque nous vous aurons dit que Gérard a une formation d'ingénieur électronicien et qu'à l'âge de 17 ans, il déposait déjà un brevet pour une alarme électronique... le parallèle avec un certain Émile ne peut nous échapper !

Son ascendance Reynaud connue

Son père : Roland REYNAUD
Son grand-père : Albert Louis Augustin REYNAUD, né le 11 mai 1897 à Aspres-sur-Buech (05), décédé le 27 août 1980 au Mesnil-le-Roi.
- Commandant au 8ème régiment Hussards, officier de cavalerie
- Médaille militaire (décret du 25/12/1929)
- Croix de guerre 14/18 et 39/45
- Chevalier de la Légion d’honneur (05/09/1940)

Son arrière-grand-père : Lucien Jean Casimir REYNAUD

Malheureusement, Gérard ne sait rien de cet arrière-grand-père mais il sait qu'un de ses ancêtres vient de Haute-Loire.
De notre côté, nos recherches sur les registres du Puy-en-Velay et de Taulhac (commune proche du Puy - rattachée au Puy en 1965 - où une partie de la famille s'installe dans un domaine à "Bonnassou") ne nous ont pas permis de retrouver sa trace, mais il peut être né dans une autre ville de Haute-Loire.

Nous avons fait de nombreuses recherches sur les branches Reynaud depuis que les archives départementales de Haute-Loire sont en ligne (12/12/2011) et n'avons pas encore réussi à raccrocher Gérard à l'une ou l'autre branche Reynaud. Pourtant, des liens évidents existent, et en particulier le portrait de Nicolas REYNAUD.

Ce dernier a eu 3 enfants : Claude Joseph Albert REYNAUD, dont nous connaissons bien la descendance, donc peu de chances que Gérard soit issu de celui-ci.

oeilb.png Par contre, Nicolas a eu 2 autres garçons, Nicolas Régis Victor REYNAUD, né en 1817 et Jules François Balthazard REYNAUD, né en 1821, dont nous ne connaissons pas la descendance. Sans doute se sont-ils mariés avec des demoiselles qui n'étaient pas originaires du Puy-en-Velay ni de Taulhac, donc nous ne retrouvons pas leur acte de mariage, et encore moins leurs enfants. C'est sans doute là que se trouve la clé du problème que nous aimerions bien élucider !
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