Le Praxinoscope reprend le principe du Zootrope de William George Horner d’une bande amovible imprimée d’une série de 12 dessins décomposant un mouvement cyclique. Cette bande est disposée à l’intérieur d’un tambour tournant autour d’un axe servant accessoirement de pied. Émile Reynaud ajoute à l’intérieur du tambour, tournant sur le même axe, un cylindre à facettes sur lequel sont disposés 12 petits miroirs reflétant chacun un dessin. Un bougeoir et son abat-jour, sur la partie supérieure de l’axe, agrémentent l’objet et permettent de voir l'animation en situation de faible lumière naturelle.

Le Praxinoscope - Photographie Konstanty Udala

Avec le système de cylindre de miroirs, le spectateur ne visionne qu’un dessin à la fois : celui reflété dans le petit miroir qu’il a en face de lui. Avec la rotation du tambour, les images se substituent les unes aux autres sans obturation, ce qui permet d’une part, une meilleure visibilité des dessins représentés (contrairement aux jouets optiques à fentes) et d’autre part, de visionner le mouvement à plusieurs (contrairement au Phénakistiscope de Joseph Plateau).


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  • Voir l’article de Gaston Tissandier paru dans la Nature
  • Voir la transcription du brevet d’invention où apparaissent les projets d'Émile Reynaud pour le développement de cette invention : la stéréoscopie animée (réalisée avec le Stéréo-Cinéma) et la projection animée (réalisée avec le Praxinoscope à projection).
  • Voir notre dossier Boucles et répétitions animées - Des jouets optiques à l'animation contemporaine